Y-a-t-il un lien entre la fréquence des poussées et le risque de passage en forme secondairement progressive ?

Il s’agit d’une question difficile.

Il a été démontré par plusieurs études qu’à partir d’un certain seuil de handicap (gêne significative à la marche), l’impact des poussées était faible, voir nul sur le risque de progression. L’hypothèse principale est que les poussées soient liées à des phénomènes d’inflammation venant de la périphérie et créant des plaques de démyélinisation alors que la phase progressive serait plutôt liée à une atteinte axonale chronique et à une inflammation limitée au système nerveux qui pourraient évoluer pour son propre compte.

Même si les études ne nous permettent pas encore tout à fait d’avoir la réponse, il parait donc intéressant de traiter tôt l’inflammation et donc les poussées pour éviter le déclenchement de cette inflammation et de cette neuro dégénérescence chronique, responsable de la progression.

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