La maladie

Retrouvez ci-dessous une vidéo du Pr Sandra VUKUSIC sur la maladie :

https://mediacenter.univ-lyon1.fr/videos/?video=MEDIA170405151631111

La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire multifocale du système nerveux central, c’est à dire qu’elle peut atteindre le cerveau et la moelle épinière. Elle débute, le plus souvent, chez des adultes jeunes entre 20 et 40 ans. Il s’agit d’une maladie considérée comme auto-immune, due à un dérèglement immunitaire qui conduit les globules blancs à s’attaquer de façon anormale à la myéline, tissu qui entoure les fibres nerveuses.

On dit qu’il s’agit d’une maladie démyélinisante car elle abîme la myéline qui permet normalement une bonne transmission de l’influx nerveux par les neurones.

Il existe des phénomènes physiologiques de réparation de la myéline qui peuvent permettre une récupération mais qui peuvent être insuffisants et entraîner alors une souffrance du neurone et des séquelles.

Il existe trois grands types de sclérose en plaques : la sclérose en plaques évoluant par poussées, dite rémittente, la sclérose en plaques secondairement progressive et la sclérose en plaques progressive d’emblée.

 

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La sclérose en plaques évoluant par poussées commence en moyenne vers 30 ans avec une nette prédominance chez la femme. La forme rémittente est représentée par la succession de poussées dans le temps.

La sclérose en plaques secondairement progressive est composée d’abord d’une forme rémittente qui, au cours de l’évolution, va se transformer en forme progressive (avec ou non des poussées surajoutées). Environ 50% des patients passent en forme secondairement progressive 15 à 20 ans après le début de leur maladie.

Dans la sclérose en plaques progressive d’emblée (15% des patients), les symptômes n’évoluent pas par poussées mais au contraire ils s’installent très progressivement, insidieusement. Le plus souvent, il s’agit de troubles de la marche qui s’installent de façon linéaire dans le temps, sans à coups. L’aggravation est progressive et il peut y avoir des symptômes surajoutés, que ce soit des troubles sphinctériens, des troubles sensitifs ou des troubles de l’équilibre par exemple. Il peut y avoir également des formes progressives avec des poussées surajoutées.