Les traitements

Retrouvez ci-dessous une vidéo du Pr Sandra VUKUSIC sur les traitements :

https://mediacenter.univ-lyon1.fr/videos/?video=MEDIA170405161221612

Les traitements ont beaucoup évolué ces dernières années.
Il existe trois sortes de traitement:


Le traitement de la poussée

Ce traitement est de la cortisone administrée en intraveineux à forte dose le plus souvent sur 3 jours.


Le traitement des symptômes

- traitement des symptômes urinaires

- traitement de la raideur, de la spasticité

- traitement des douleurs ou des troubles sensitifs

- traitement de la dépression, de la fatigue, des troubles sexuels

- rééducation des troubles moteurs et adaptation au handicap

Téléchargez ci-dessous la fiche sur le Fampyra®, traitement symptomatique des troubles de la marche des patients adultes atteints de SEP et présentant un handicap à la marche, quelle que soit la forme de la maladie.

Les traitements de fond

Les traitements de fond sont les traitements qui visent  à diminuer  la fréquence des poussées et à prévenir l’apparition d’un handicap.

Le choix des traitements de fond est fait par le neurologue en fonction des symptômes présentés, de l’évolution de la maladie, de la fréquence des poussées, de l’IRM, du désir de grossesse et des  effets secondaires possibles des traitements.

I. LES TRAITEMENTS DE PREMIERE INTENTION :

Ce sont des traitements immunomodulateurs qui diminuent d’environ 30 à 50 % la fréquence des poussées dans les études contre placebo.

POUR QUI ?

Sclérose en plaques évoluant par poussée (Rémittente)

1. Les traitements  injectables

 a - Les interférons-ß (depuis 1996) :

AVONEX®, BETAFERON®, EXTAVIA® et REBIF®.


- Modalités :

Ces traitements sont donnés:

- Soit en intra musculaire 1 fois par semaine (AVONEX®)
- Soit en sous cutané 3 fois par semaine pour les autres interférons. (BETAFERON®, EXTAVIA® et REBIF®).

- Contre-indications :

  • Etats dépressifs
  • Epilepsie mal équilibrée
  • Allaitement


- Surveillance :

Prise de sang mensuelle puis trimestrielle de la numération formule sanguine et du bilan hépatique.


- Effets secondaires :

  • Syndrome pseudo grippal après l’injection
  • Perturbations hépatiques
  • Diminution des globules blancs ou des plaquettes
  • Dysthyroïdie


b - L’acétate de glatiramère (2004) :

COPAXONE® 20mg : 1 fois par jour en injection sous-cutanée

Depuis juin 2017, COPAXONE® 40 mg : 3 fois par semaine en injection sous-cutanée

- Contre-indications :

  • Allaitement
  • Grossesse


- Surveillance :

Pas de surveillance biologique.


- Effets secondaires :

  • Lipodystrophie cutanée possible aux points d’injection
  • De rares cas de malaise après l’injection avec une sensation d’oppression thoracique qui durent quelques minutes et disparaissent

Pour ces traitements de première intention immunomodulateurs, nous avons un recul important d’utilisation, il n’y a pas d’effet secondaire à long terme décrit (cancer ou infection).

 

2. Les traitements per os (en comprimé) depuis 2014

AUBAGIO®

TECFIDERA®.

Téléchargez ci-dessous les fiches de ces nouveaux traitements.

II. LES TRAITEMENTS DE DEUXIEME INTENTION :

TYSABRI® (Natalizumab) et GILENYA® (Fingolimod): téléchargez ci-dessous les fiches des 2 traitements.

Ces traitements ont montré dans les études un fort pourcentage de réduction de poussée : d’environ 55 % pour le GILENYA® et de 70 % pour le TYSABRI®, par rapport au placebo.

Ils sont prescrits uniquement en deuxième intention du fait de leurs effets secondaires potentiels qui doivent faire discuter pour chaque patient les avantages et les inconvénients.

Une IRM cérébrale avec injection de Gadolinium est nécessaire avant le début de ces traitements.


POUR QUI ?

Ces traitements sont indiqués après échec des traitements de première intention (Interférons, Copaxone, Aubagio, Tecfidera)  ou

parfois prescrits d’emblée comme premier traitement, s’il existe deux poussées invalidantes dans l’année et des critères IRM d’activité de la maladie.

  
1. Le TYSABRI®  (Natalizumab) : depuis 2007

Le TYSABRI® est un traitement qui est composé d’un anticorps monoclonal (anti alpha 4 intégrine) qui « empêche » l’entrée des lymphocytes activés dans le système nerveux central et diminue l’inflammation.


- Modalités
 :

Ce traitement repose sur l’injection intraveineuse une fois par mois de TYSABRI® en milieu hospitalier.


- Contre indication :

  • Antécédent d’immunosuppression ou de maladies opportunistes.
  • Grossesse et allaitement
  • Cancer évolutif


- Bilan avant traitement :

  • IDR, radiographie du poumon
  • Dosage globules blancs et lymphocytes CD4/CD8
  • Bilan hépatique
  • Sérologie JCV
  • IRM de moins de 3 mois


- Effets secondaires :

  • Allergie rare
  • Infections type  herpès ou réactivation tuberculeuse
  • Troubles hépatiques
  • Le principal risque du traitement par TYSABRI® est la leuco-encéphalopathie multi focale progressive (LEMP)

Le risque de LEMP augmente en fonction de 3 critères :

1. la durée du traitement. Le risque augmente après deux ans d’exposition au Tysabri.

2. la prise antérieure d’immunosuppresseur

3. la sérologie JC virus positive

En fonction de ces trois critères, on évalue le risque de LEMP pour un patient donné.

Si la sérologie JC virus est négative, le risque de présenter une LEMP est alors proche de zéro.

 
2. Le GILENYA® (Fingolimod) : depuis 2012

Cette molécule bloque les lymphocytes dans les ganglions et la rate et diminue donc le nombre de lymphocytes activés circulants.

- Bilan avant traitement :

  • Prise de sang avec  numération formule sanguine, bilan hépatique, sérologie varicelle/zona
  • Contraception
  • ECG
  • IRM de moins de 3 mois
  • Une contraception efficace est exigée pendant toute la durée du traitement puis jusqu’à deux mois après l’arrêt du traitement car il existe un risque de malformation fœtale

 

- Modalités de prescription:

La première prise nécessite une hospitalisation pendant au moins six heures avec une surveillance du rythme cardiaque. Il faudra recommencer cette procédure si le traitement est arrêté plus de 14 jours.

Par la suite, si la première prise en milieu hospitalier s’est bien passée, le traitement sera pris à domicile et à raison d’un comprimé par jour de 0.5 mg le matin.

- Contre-indication :

  • En cas de grossesse ou de projet de grossesse
  • Troubles de la conduction cardiaque
  • Il est important de souligner que la prescription de traitement diminuant la fréquence cardiaque est contre indiquée en association avec le GILENYA, par exemple, bétabloquants, certains antiarythmiques cardiaques et certains antibiotiques.

- Effets secondaires :

  • Ralentissement du rythme cardiaque (bradycardie) à l’instauration du traitement
  • Augmentation de la tension artérielle
  • Diminution des lymphocytes. Cette diminution de lymphocytes peut favoriser la survenue de certaines infections notamment des voies respiratoires ou de l’herpès, méningites à cryptocoques.
  • A ce jour, 13 cas de LEMP ont été décrits.
  • Perturbation hépatique : il peut y avoir une élévation des enzymes du foie, le plus souvent sans symptôme
  • Oedème maculaire : il s’agit d’un œdème d’une partie de la rétine, le plus souvent asymptomatique et résolutif après l’arrêt du traitement. Signaler toute modification de la vue à votre médecin.

 
- Surveillance :

  • Surveillance à un mois, trois mois, six mois, neuf mois et à douze mois du bilan hépatique et de la numération formule sanguine.
  • La tension doit être surveillée régulièrement.
  • Consultation ophtalmologique à 2 ou 3 mois du début du traitement.

III. LE TRAITEMENT DE TROISIEME INTENTION: NOVANTRONE® ( ELSEP)


- POUR QUI ?

Ce traitement est indiqué uniquement :

  • dans les formes rémittentes actives avec au moins deux poussées avec séquelles dans l’année et au moins une prise de Gadolinium sur une IRM datant de moins de trois mois
  • dans les formes secondairement progressives actives qui ont perdu au moins deux points d’EDSS en un an et qui ont une IRM montrant des prises de Gadolinium (IRM datant moins de trois mois).


- Modalités :

  • Une perfusion à l’hôpital une fois par mois pendant 6 mois
  • Maximum 120 mg en dose totale reçue

- Effets secondaires :

Ce traitement est de moins en moins prescrit du fait du risque des effets secondaires avec principalement une cardiotoxicité dose dépendante et un risque de leucémie.

Le taux de leucémies induites à long terme varie entre 0.25 et 2% après un suivi d’au moins 5 ans. Enfin, le risque d’aménorrhée secondaire doit être expliqué aux patientes. Pour les hommes, le risque d’infertilité doit éventuellement faire envisager une conservation de sperme avant traitement.

Tt

Fiches sur les traitements symptomatiques

Traitement symptomatique Fampyra®Format PDF (355 Ko)